Fuite de données ANTS : Une plainte déposée

Dépêche Flash info du 11 mai 2026

Rappelons les faits. 

Début avril France Titres, déclarait avoir été la cible d’une cyberattaque de très grande ampleur.

Le service de l’État évoque alors une fuite de données concernant près de 12 millions de comptes de particuliers. 11,7 millions exactement.

À l’origine de cet acte malveillant, un adolescent de 15 ans. Il a été interpellé.

Plusieurs sources ont indiqué récemment qu’une association venait de déposer plainte.

Qui est donc l’instigateur de cette plainte ?

L’association Ligue des Libertés est le point de départ de cette plainte. Elle a été fondée en février 2026, par Guilhem Carayon, avocat au barreau de Paris.

Accompagné “d’avocats, de juristes, d’universitaires et de personnalités de la société civile”, ils défendent les intérêts des victimes de “carences de la puissance publique” selon leurs termes. 

Une indemnité de 150 000 € ?

La Ligue des Ligue de Liberté s’appuie sur le RGPD (Règlement général pour la protection des données) pour solliciter une indemnisation à hauteur de 150 000 €. Deux dépôts de plaintes ne semblaient pas de trop. Il est évoqué une première plainte contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS/France Titres), et une deuxième contre le ministère de l’Intérieur qui chapeaute ce service régalien.

Les Français eux-mêmes, premières victimes de la cybermalveillance

Maître Carayon justifie son action en se basant sur la terminologie exacte du RGPD : “Tout préjudice matériel ou moral lié à une fuite de données peut donner lieu à réparation.”. Comme vous pouvez le voir, il n’invente rien.

Alors qu’elle sera la réponse de l’État face à ces plaintes ? Les Français ont le droit d’être défendus. Les Français ont le droit à réparation.

Le gouvernement dans tout cela ?

En parallèle et en réponse à la multiplication des cyberattaques, l’État tente de se remettre à niveau question cybersécurité. On parle d’une enveloppe de 200 000 millions d’euros.

Les mesures initiées par le Premier ministre et son gouvernement seront-elles suffisantes ?

Avec trois vols de données par jour (chiffre annoncé par Sébastien Lecornu lui-même le 30 avril dernier en visite à l’ANSSI), ce qui est sûr, c’est qu’il y a du travail !

Ivany C

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