Ma première soudure
Dépêche Découverte du 9 mai 2026
Le vocabulaire
Le poste à souder : c’est le matériel, l’appareil qui permet de souder.
La panne à souder : la partie avec un manche et une pointe métallique permettant de conduire la chaleur.
Le fil d’étain : c’est la matière, le matériau métallique ici en étain, utilisé pour souder. Le fil peut aussi être en plomb (j’ai porté un rouleau et c’est très lourd).
La patte : la partie du composant à souder. Ici les deux pattes d’un fusible.
J’ai réalisé ma première soudure aujourd’hui
J’ai du temps libre à foison. Et qui dit « temps libre », dit « un max de découvertes ». J’aime apprendre et m’initier à des domaines qui, de prime abord, ne m’auraient jamais intéressée. Des études littéraires, associées à une véritable allergie aux sujets scientifiques et techniques, je ne semblais guère destinée à rire… D’une soudure. Les temps ont changé.
La technique et la littérature ne sont pas antinomiques
On peut apprécier travailler avec les lettres, les mots, les phrases ; et mettre les mains dans le camboui, comme on dit. J’avoue, côté mécanique ce n’est pas encore ça. Je voulais simplement dire que j’apprends enfin à utiliser mes dix doigts, autrement qu’en tenant un bouquin.
L’informatique fut la première étape de ma nouvelle vie. Mon cœur de métier depuis bientôt quatre belles années. En découvrant l’informatique, le numérique, c’est tout un monde qui s’est ouvert à moi. Parce que je crois, je n’en suis pas tout à fait sûre, mais pour moi, l’électronique est à la base de l’informatique. Et c’est bien l’électronique que j’aborde aujourd’hui. Un domaine intrigant, de par ses termes et notions encore relativement obscurs.
Mais fort bien entourée, je suis guidée pas à pas par des proches. Des proches aussi sympathiques que pédagogues : MERCI à eux, et à mon ami Fred qui fut mon précepteur aujourd’hui.
Alors cette soudure ?
J’ai dit “première soudure”. En vérité, j’ai déjà eu une occasion de souder. La toute première fois, toute toute première fois (comme dans la chanson oui), c’était durant mes années collège. Je vous l’accorde, ça fait un bail. En cours de technologie (avec un certain Monsieur S, prof bedonnant et sans aucune autorité… Il avait le mérite d’être plutôt gentil) nous avions pour projet éducatif la fabrication, ou l’assemblage d’une calculatrice de poche, je ne saurai dire quel terme est le plus adéquat. Fabrication ? Assemblage ? Quoiqu’il en soit, nous avions appris à souder un composant. Or, je n’ai aucun souvenir du moment précis. Seulement ce sentiment de ne rien comprendre. Comme tous les sujets abordés en cours de technologie à l’époque.
Aujourd’hui 9 mai 2026, à Carentan-les-Marais, en Normandie, le monde a changé.
MON monde a changé ! J’ai appris et compris comment réaliser une soudure. Une soudure extrêmement simple et accessible. Une soudure quand même. Bravo à moi-même !
Il est temps de passer à la soudure : un fusible sur une alimentation d’ordinateur en panne.
Alors la démarche ? Comment fait-on une soudure ?
Tout d’abord on s’installe confortablement. N’est-ce pas Ivany ? Idiote que je suis je dis à mon ami “On pousse la chaise, et on reste debout ?”. Pas du tout. Non. Il faut s’asseoir. Et être installée de façon stable. D’ailleurs, je ne sais pas si s’asseoir sur un siège roulant n’est pas trop risqué de tout faire capoter. Voyez-vous ? En dérapant à cause d’un mouvement inattendu par exemple.
Bref. Continuons. Une fois assise, mon précepteur m’a indiqué quel composant j’allais souder. J’avais donc devant moi : une alimentation d’ordinateur de bureau (un vieux PC), le poste à souder, un rouleau de fil d’étain et c’est tout. L’alimentation était déjà démontée. Je n’avais plus qu’à souder !
Mais par où commencer ?
Le fer dans la main droite et l’étain dans la main gauche. J’avais peur de trembler. Mon précepteur m’a conseillée d’avoir confiance en moi. Il avait au préalable replié légèrement les pattes du fusible pour qu’il ne bouge pas, et ainsi me faciliter la tâche. Avec un peu plus d’assurance, je me suis lancée.
On positionne la pointe de la panne à souder sur la base de la patte. Ensuite on met le bout du fil d’étain. Le but est de lier les deux : la patte et la plage d’accueil. Attention on ne met pas trop d’étain, mais suffisamment quand même. Tout est une question d’équilibre. Une fois la patte soudée, on éloigne l’étain d’abord, et ensuite on retire la panne. La panne à souder je veux dire. La panne de l’alimentation c’est une autre histoire
Donc on fait exactement la même chose pour les deux pattes et puis… C’est tout !
Ce que je pense de la soudure, cette nouvelle expérience ?
Je suis tout simplement ravie ! Certes, ce n’est pas grand chose. Mais pour moi, c’est énorme. Apparemment j’ai réalisé une belle soudure pour une première. Même si pour la première patte j’avais un peu trop d’étain. J’ai adoré apprendre ou réapprendre cette petite activité technique. J’éprouve une réelle satisfaction. Et ce à chaque fois que j’aborde un nouveau domaine. Alors je vous dis à la revoyure ! Pour une prochaine découverte !
Dédicace à mon ami Fred, mon précepteur du jour. Merci à toi !
PS : Sur l’illustration de cet article je suis en train de manier le fer à souder. Seulement il est déjà froid. Nous n’avons pas pensé à me prendre en photo sur le moment.
Ivany C



