Impôts : un piratage d’ampleur

Dépêche Tech du 15 août 2026

La déclaration de la DGFiP : près de deux mois plus tard

Dans un communiqué de presse publié le 14 août  dernier, le ministère de l’économie a révélé une intrusion illégitime dans le système d’information de la plateforme des impôts. L’attaque est survenue fin juin de cette année. Presque deux mois sont donc passés depuis les faits jusqu’à la déclaration officielle de l’administration.

Une cyberattaque et près de 700 000 usagers concernés

Bercy confirme les faits et avance des chiffres vertigineux : 678 000 comptes dont 392 867 de particuliers touchés. Particuliers et entreprises, aucun type d’usagers n’a été préservé. Les données personnelles subtilisées englobent le revenu fiscal de référence, l’adresse de domicile d’un particulier, l’adresse d’une entreprise et/ou son SIREN, entre autres (cf. détails dans le communiqué de presse : sources en bas de cet article).

Données épargnées et prise de contact de la part du Fisc

Toutefois des données telles que l’accès à l’espace de la plateforme des impôts, les identifiants ou les mots de passe, ont heureusement échappé à cet acte malveillant. 

Les victimes de cette cyberattaque seront contactées par la Direction générale des finances publiques individuellement, “par courriel ou courrier précisant les données susceptibles d’avoir été consultées ou extraites et, le cas échéant, les mesures de vigilance à adopter.” (indique Bercy).

Rester vigilant : les recommandations de la DGFiP

L’ensemble de la population doit demeurer vigilant. Ce genre de fuite de données personnelles implique la multiplication d’actes malveillants et des tentatives d’escroqueries auprès des usagers. Les risques sont réels et variés. La diffusion des informations volées peut être à l’origine de cambriolages par exemple, ou d’autres actes malveillants extrêmement ciblés. 

N’oubliez pas ! Le conseil Dépêche Tech

Je vous conseille, comme d’habitude, de faire attention aux emails frauduleux qui se retrouveraient dans votre boîte de réception. Ne cliquez jamais sur des liens suspects. Vérifiez toujours l’adresse email véritable de l’expéditeur. En survolant l’adresse, celle-ci se révèlera telle qu’elle est vraiment. Souvent il s’agit d’une succession de lettres et de chiffres au hasard, l’adresse paraît donc “bizarre”. Mais attention, parfois l’adresse mail frauduleuse est beaucoup plus subtile et ressemble à s’y méprendre à l’adresse officielle de l’organisme. Dans le doute et par mesure de sécurité, consultez le site internet officiel de l’organisme en question. 

Soyez également prudents face à des appels ou SMS provenants d’inconnus. Vos interlocuteurs peuvent se faire passer pour des acteurs légitimes. La plupart des véritables entreprises ou autres structures ne font pas de démarchage. Abonnements de téléphonie, panneaux solaires, mutuelles, les arnaques fleurissent et nombreuses sont les victimes se faisant avoir quotidiennement. C’est simple : ne répondez pas !

Bref ! Fin de cette nouvelle ! 

Pas réjouissante je vous l’accorde. Mais il me semblait essentiel de la partager avec vous. En espérant qu’elle vous sera utile.

Ivany C

Sources qui m’ont inspirée pour la rédaction de cet article : 

Communiqué de presse – Ministère de l’économie

Article France Info

Article TF1 Info

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